Bienvenue sur le site officiel des Amis des Forges de la Hunaudière

20-10-2017

Cette page raconte le site des Forges de la Hunaudière à partir de 1850  jusqu’à aujourd’hui.

Merci aux personnes, Annick, Léonie, qui nous ont raconté une partie de cette histoire, merci aussi à l'ARCS et à ses bénévoles, Albert, Arthur qui ont particpé aux différentes recherches pour argumenter cette page. Merci encore à toutes les personnes qui nous ont communiqués des photos et documents

Certaines informations sont aussi tirées des archives, et des articles de presse parus à l’époque et que nous avons pu retrouver. Ces informations seront complétées au fur et à mesure que nous retrouverons de nouveaux éléments.

Vous pouvez y contribuer, il suffit de nous contacter.

La période 1939-1945

L'école

L'activité économique après la forge

Les artisans et commerçants

La maison de maître

Les événements pendant la guerre de 1939 - 1945

Le village est peu concerné directement par la guerre 39-45, par contre dès le début de l’invasion de la Belgique, quelques ressortissants belges se réfugient dans la maison de Maître de 1825, plus tard c’est le tour des réfugiés de Saint Nazaire. A la fin de la guerre, suite à l’éclatement du maquis de Saffré, attaqué par les troupes allemandes, un groupe de résistants veut créer un nouveau maquis dans le bois Jean, à priximité du village de la Brosse. Ce village est relié à la Hunaudière par un simple chemin. Au petit matin du 11 juillet 1944, un groupe d’une quinzaine de jeunes résistants qui bivouaquent dans le bois jean, partie nord de la forêt de domnaische, part en direction de la ferme de la Brosse. Au carrefour, les troupes allemandes les prennent en embuscade, 4 sont tués (Louis Denieul, Robert Gastineau, Paul Lebordais, Roger Collet), un blessé est laissé pour mort (Auguste Collet), 2 autres blessés sont faits prisonniers, l’un décèdera en déportation (Raymond Lebordais), les autres réussissent à fuir. Roger Daguin, médecin et maire de Sion les mines, soigne le blessé. Les 4 victimes sont enterrés sur place, dans une brève cérémonie, que les allemands voulaient secrètes, mais qui en faite rassemble plus d’une soixantaine de personne, venant  principalement des villages avoisinant la Brosse, Bel Air et la Hunaudière.

Après ce fait tragique, un jour, les américains ne sont pas très loin de Sion les mines. Les personnes résistantes ainsi que les habitants du village entendent des véhicules qui descendent de la Belle Etoile croient à l’arrivée des troupes américaines. Mme Provost, institutrice, voit de son appartement au 1er étage de l’école, une colonne de soldats allemands descendant la cote, aussitôt elle alerte les différentes personnes qui s’apprêtent à manifester leur sympathie et leur joie. Tout le monde rentre chez soi et les résistants jettent leurs armes et munitions dans l’étang, elles seront repêchées plusieurs années après.

L’arrivée réelle des américains se fera par la route XXXXX. Ils s’installent à la Hunaudière en 2 endroits. Juste à côté du fenil et des grandes écuries, ils installent un camp de toile, et sur la route de la Chauvais, ils installent des baraquements en tôle. Ceux-ci ont d’ailleurs réutilisés à leur départ pour réaliser des salles des fêtes.

Menie-rousselPendant la guerre Ménie Roussel,  fille de Mme Roussel ancienne institutrice de l'école de la Hunaudière, partie en région parisienne et mariée à Robert Ballanger (1912-1981), communiste et résistant durant la seconde guerre mondiale, il devient député en 1945,est malade, elle revient, en mai 1943, se faire soigner chez sa mère à la Hunaudière. Elle est très recherchée par la Gestapo et la Police Française comme  Politique*. Elle arrive en train de Paris, puis en car jusqu’à la belle étoile, là, une voiture attelée l’attend et la descend sur la Hunaudière. Elle est soignée, la nuit, par le docteur Daguin, et seules 2 autres personnes sont au courant de sa présence dans le village. Elle décède et est enterrée civilement un dimanche matin à Sion les mines.

*sont considérées comme politiques toutes les personnes résistantes et communistes

 

 

 

L’école de la Hunaudière.

La première école est créée dans les années 1840, sans doute par le propriétaire des forges la 1ère institutrice est Anne Hupel  (recensement de 1841), dans la maison repérée sur le plan. Cette école est déplacée vers le bâtiment à la sortie du village sur la route de la Chauvais, bâtiment construit en 1855. Suite à la loi de Jules Ferry instituant l’école obligatoire, à partir de 1880, la commune décide que l’école libre de la Hunaudière devienne communale, et prévoit qu’à partir de cette date une indemnité est donnée à la directrice (cm du 17 octobre 1880). Un loyer de 80F par an, est payé aux propriétaires, les frères Roussel (cm du 28 novembre 1886) Il est payé avec effet rétroactif à partir de 1880. Cette école devient trop petite, et en 1912travaux-ecole-1912 la commune décide de construire une nouvelle école. L’appel d’offre est infructueux et la commune confie la construction de gré à gré à une entreprise, des bénévoles  en réalisent une autre partie. Il y a 2 classes au rez de chaussée,  plus un appartement à l’étage, pour la directrice. Beaucoup d’enseignants sont passés au cours des différentes années de fonctionnement de l’école, mais quelques unes ont particulièrement pris une part importante à la vie du village. La 1ère est Madame Roussel, née en 1878 à Commentry, dans l’Allier, elle arrive dans la région vers 1906, sans doute suite aux difficultés de recrutement d’enseignants dans le département. Elle se marie vers 1910 avec Charles Roussel (amoulageur , fils de Joseph  Michel etClasse-hunaudiere2 d’Anne Gasdessaute). Ils ont une fille Ménie. Mme Roussel reste institutrice à l’école de la Hunaudière durant 28 ans. Elle prend sa retraite en 1934. Elle revient ponctuellement dans l’école pendant la guerre. La 2nde est Madame Provost, malade elle arrête son activité au début des années 1960. L’école ferme en  1970, il ne reste plus que 6 élèves. Une cantine fonctionne de 1955 à 1960, Mme Giboire en est la cuisinière.

Juste en face le portail de l’école, un terrain de football est aménagé sommairement dans un pré, les matches se déroulent le dimanche, mais durant la semaine des vaches ou plus généralement des moutons en assurent la tonte. Pour les vestiaires, le préau fait office et pour la douche d’après le match, la pompe de l’école permet à chacun de se nettoyer sommairement.

Photo-baraquement-americain

Sur le champ à l’est de l’école est installé un baraquement américain qui sert de salle de spectacle pour l’école. Les Kermesses de l’école ont lieu dans cette salle. 

 

 

 

 

L’activité économique du site

A partir de 1856, le nouveau propriétaire des Forges M Poydras de la Lande décide de na garder que le haut fourneau en fonctionnement ce qui réduit considérablement l’activité des Forges, et les locaux de la fenderie, de l’affinerie et de la forge deviennent disponibles pour d’autres activités. Le propriétaire des forges en garde la propriété, mais de nouvelles activités vont se développer. Vers 1850 l’hobette ou logement qui servait à loger les célibataires travaillant à la forge, va être transformé et un moulin y est créé. Le premier meunier sur le site est Julien Gatineau, puis le bâtiment est vendu à Pierre Marie Guérin. Le dernier meunier est Alban Trillard, l’activité s’arrête, un peu plus de cent ans plus tard, dans les années 1960.

Dans l’affinerie et la forge un atelier de parquet de chêne, de caisses d’emballage et de charbons de bois en gros est installé. Cette entreprise est d’ailleurs associée, plus tard,  à la fabrique d’extrait tannique située sur la route de Lusanger au lieudit l’usine. Les frères Roussel en sont les propriétaires.

Jean Marie Roussel  (1817 – 1876) est le fils de Joseph Roussel charpentier aux forges en 1792. Jean Marie, a 18 ans en 1836, il est lui même charpentier à la forge. Il se marie avec Anne Rabine et ils ont plusieurs enfants, Jean Marie (1843- 1897), Henriette (1846- xxx), Joseph Marie (1848- 1849) et Joseph Michel (1850 – 1941). A la fermeture de la forge Jean Marie Roussel père créé l’entreprise de parquet et  caisse d’emballage. A son décès en 1876, Jean Marie et Joseph Michel Roussel reprennent l’affaire familiale. Ils cèdent la scierie de la Hunaudière vers xxxx et l’usine d’extrait tannique devient  une laiterie en xxxx. 

Les Artisans et les commerçants (paragraphe en cours de rédaction)

La maison de maîtres de 1825  (paragraphe en cous de rédaction)